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VIA > Processeurs > C7

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Historique
Les modèles
Les modèles (liste)
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Historique

Comme évoqué lors du chapitre sur les VIA C3, lorsque VIA sortit le coeur Nehemiah, ils auraient très bien pu changer le nom de leur processeur, tant ce coeur différait des précédents.
Ce qu'ils ne firent pas, probablement car il restait sur le même socket que les coeurs précédents, et restait plus ou moins rétrocompatible. Mais lorsque VIA développa une nouvelle itération du C5, qui abandonnait enfin cette fois le socket 370 et toute compatibilité avec le bus P6 d'Intel, cette fois, ils changèrent le nom de leur processeur. Malgré le fait que cette fois, l'évolution était bien plus minime...
Et comme ses concurrents étaient déjà rendus à leur 7ème (voire 8ème pour AMD) génération de x86, VIA décidèrent de le nommer C7.

Adieu C3, bonjour C7

Ce n'est pas exactement de leur propre initiative que VIA abandonèrent le bus P6 et le socket 370. En effet, ce bus et ce socket étaient propriété d'Intel et VIA n'avait pu l'utiliser que grâce à des accords d'échanges de propriété intellectuelles avec eux. Mais ces accords prenaient fin en 2006, et VIA n'ayant désormais plus grand chose à offir à Intel en contrepartie, il n'était pas prévu de les renouveller.
Pire, la première itération des C7, initialement nommée coeur C5I, aurait du être compatible du bus des Pentium M Banias, en sus d'un bus propriétaire VIA.
Mais les négociations commerciales n'arrivèrent certainement pas à leur terme, puisqu'au final, ce fut un coeur C5J, ou Esther, sans le bus des Pentium M, qui fut utilisé pour les C7 qui sortirent en Mai 2005.

Au chapitre des nouveautés de ce nouveau processeur, se trouvaient enfin l'ajout des instructions SSE2 et SSE3, un cache L2 doublé, à 128Ko, et une finesse de gravure de 0,09µm issue d'un process IBM (pour les premiers modèles).
Si on excepte les nouvelles fonctions de sécurité, que nous développerons plus bas, tout le reste, le pipeline, la prédiction de branche, le nombre d'unité d'execution, la FPU...etc, est directement repris des C5P Nehemiah.

Ces processeurs inauguraient en outre un tout nouveau format, bien plus réduit et proportionnel à la taille du silicium qu'il contenait, le format nanoBGA2, qui succède au nanoBGA inaugura sur les VIA Eden-N, basés sur le coeur Nehemiah.
Par contre, même s'ils restent très petits, ils sont un peu plus grand que ces derniers, avec 2,1cm de côté, contre 1,5cm pour le nanoBGA !
Dans tous les cas, celà reste largement plus petit que le format des processeurs qu'ils remplacent, le EBGA des C3 et C3-M :


Concernant les fonctionnalités de sécurité, chères à VIA, les C7 en rajoutait une couche par rapport aux C3, avec la prise en charge HW de l'encodage suivant les algorithmes SHA-1 et SHA-256 et un multiplieur Montgomery. Le tout étant toujours estampillé VIA Padlock.
Les C7 voyait également l'arrivée de la fonctionnalité NX bit, que les concurrents de VIA avaient introduit depuis 2003-2004, sous le nom Execute Disable bit (ou XD bit) chez Intel et Enhanced Virus Protection (EVP) chez AMD.

Au sujet du cheval de bataille de VIA, à savoir la consommation électrique, la réduction de la finesse de la gravure permettait de la garder très faible, malgré l'augmentation des fréquences. Cependant, dans le but d'optimiser encore celle-ci, VIA intégra dans les C7 une fonctionnalité intéressante qu'il appela TwinTurbo, et qui consistait en l'intégration d'une double PLL, une pour la fréquence haute et une pour la fréquence basse, afin de résoudre le problème de la fonction Via PowerSaver des C3 (similaire à l'Intel SpeedStep) concernant le (long) temps de commutation entre ces deux fréquences (et les tensions correspondantes). Ainsi, la commutation de l'une à l'autre fréquence pouvait se faire en à peine un cycle, pour peu que le système d'exploitation soit assez rapide pour celà.

Avec tout ceci, et avec le bus Quad-pumped à 400 (4x100), 533 (4x133) ou 800MHz (4x200), les performances étaient en nette hausse par rapport au C3, sans être non plus exceptionnelle, à l'heure où AMD avait déjà dégainé ses surpuissants Athlon 64. Mais pour le marché ciblé par VIA, qui n'était plus une si petite niche en 2005, à savoir celui des clients légers et autre set-top box, celà représentait un choix crédible, d'autant qu'Intel et AMD n'avait pas encore investit ce créneau.
Et il ne faut pas oublier non plus que VIA, avec ses C3 EBGA, ses Eden et autres CoreFusion, étaient les précurseurs sur le marché des mini cartes mères et avaient inventé le format mini-ITX.
VIA ne se priva donc pas pour offrir tout une ligne de carte-mères basées sur les nouveaux C7 nanoBGA2. En 2006, si on voulait du mini-ITX, il n'y avait que VIA.
Même si à l'époque, ce marché était encore loin d'être aussi important qu'aujourd'hui.

Les C7-M

Par contre, concernant le second marché visé par VIA, à savoir celui des ultra portables endurants et bon marché, c'était plus compliqué. Car si AMD n'était pas vraiment présent sur ce marché, il y avait par contre Intel, qui y était entré en force avec ses Pentium M, et surtout sa version Low-cost, le Celeron M. Non seulement ces derniers étaient bien installés et incontournables sur le marché, après des années de vaches maigres avec le Pentium 4-M, mais en plus, ils étaient très performants. Largement plus que les C7.
Le seul terrain sur lequel VIA pouvait se battre sur le marché Mobile, était encore la consommation. Et tandis que les C7 se destinait en premier lieu aux PC de Bureau (mais pouvait être aussi utilisés pour les portables), VIA proposa également, à peine quelques jours plus tard, les C7-M, avec une consommation encore réduite par rapport aux C7.
Cette baisse de consommation était principalement due, outre des fréquences à la baisse, à l'utilisation d'un nombre plus élevé de P-States ACPI (8 au lieu des 2 de bases, décrits plus haut), spécifiant donc plus de palliers de combinaisons fréquence/tension, afin de les adapter au plus près à la charge réelle.

Et contrairement aux C7, quelques C7-M furent également disponibles, en plus du format nanoBGA2, en mMPGA-479, le même format que les Pentium M et Celeron M.
Mais comme ils n'utilisaient pas exactement le même bus, seules les cartes mères spéciales, avec des chipsets VIA, comme les VN800, étaient capables de gérer à la fois les Pentium/Celeron M et les C7-M, donnant l'illusion artificielle d'une intercompatibilité.

Quelques mois plus tard, en mars 2006, VIA sortit des versions Ultra Low Voltage (ULV) de leur C7-M, avec des tensions et des consommations encore revues à la baisse, sous les 8W.

Les C7-D

Enfin, six mois plus tard, en septembre 2006, VIA sortit une dernière déclinaison de C7, toujours basée sur le core Esther, les C7-D. Contrairement aux C7 tout simples, dont le marché n'était pas vraiment clair, Desktop, Mobile, Set-Top Box...etc, ceux-ci étaient clairement destinés et vendus pour le marché des PC de Bureau. Même si en pratique, rien ne les distinguait vraiment des C7 à ceci près qu'ils avaient un TDP très légèrement supérieur (de 2W). Peut-être lié à une gestion de l'énergie moins agressive (passage en LFM - Low Frequency Mode - moins fréquent ?).


Oui, c'est la même image qu'au dessus, avec un "D" à la place du "M". Image officielle VIA, désolé...


VIA tentera avec ces modèles un approche marketing assez intéressante, peut-être un peu trop en avance sur son temps, en comparant les C7-D à ses concurrents sur l'axe des émissions de CO2.
VIA indiquait que le C7-D était le premier composant informatique sans carbone au monde, aidant les particuliers et les organisations à réduire leur empreinte carbone. Pour ce faire, pour chaque processeur VIA C7-D vendu, VIA travaillait avec des experts en environnement pour calculer l'électricité utilisée sur la durée de vie des processeurs (ils ont pris un cas favorable de 3 ans - durée de la "première vie" des PC en entreprise en général). Ensuite, à partir de la quantité d'électricité utilisée, ils calculaient la quantité d'émissions de CO2 qui seraient rejetées dans l'environnement principalement en raison des centrales électriques à combustibles fossiles, puis travaillaient avec des organisations régionales de compensation pour «compenser» cette quantité de CO2 par le biais de projets tels que la reforestationle développement des énergies alternatives, l'économie d'énergie.
Et afin de donner un indicateur de comparaison, ils définirent ce qu'ils appelèrent le TreeMark. Cet indicateur, élabloré avec le cabinet de conseil indépendant Best Foot Forward Ltd, prenait en compte l'utilisation moyenne d'un PC et dérivait la quantité de dioxyde de carbone créée pour produire l'électricité nécessaire pour alimenter le processeur pendant sa durée de vie opérationnelle - et donc, le nombre d'arbres requis pour compenser ce montant dans l'environnement.
Avec son efficacité énergétique, le VIA C7-D avait un TreeMark score de quatre arbres, contre une moyenne de 18 arbres - soit plus de 80% - pour les processeurs de bureau concurrents (un Pentium 4, forcément...).







Dernière mise à jour : 18/01/2021